Après les États-Unis, l'Angleterre et l'Espagne, l'exposition de Gunther Von Hagens intitulée "Our body" arrivait en France (voir le post de présentation du 23 juin 2008 sur le présent blog). Rien qu'à Paris, en février 2009, elle recevra 120.000 visiteurs. On pourra lire avec intérêt l'article paru le 1er mars 2004 dans le quotidien Libération concernant Gunther Liebchen - Von Hagens.

En France, le 21 avril 2009, le Juge des référés considère que cette exposition contrevient à la loi exigeant que les restes humains soient "traités avec respect, dignité et décence". Il signale en outre que la détention privée de restes humains est, elle aussi, illicite. Une semaine plus tard, le 30 avril, la Cour d'appel vient confirmer cette volonté d'interdiction en rappelant que l'exposition de cadavres à des fins commerciales est interdite.

L'interdiction d'une exposition sur le territoire français est un fait exceptionnel comme le fait remarquer la dépêche de l'AFP. La France est donc le premier pays qui interdit cette exposition... au bout de deux ans de procédures et de millions de visiteurs cumulés. Cela a-t-il encore beaucoup de sens ?