Daeninckx_Marge Je viens de lire un recueil de nouvelles de Didier Daeninckx. C'est toujours un plaisir pour moi, ce style fluide, incisif, brodé de jolies trouvailles. Je regrette que ses textes prennent la forme de polars parce que le genre m'ennuie et j'ai tendance à le fuir, mais, comme toujours quand on aime, je dis "lui, c'est pas pareil"...

Dans ceux de ses textes que j'ai lus, une même constante (qui est la principale raison pour laquelle je continue à le lire) : une qualité littéraire au service d'un regard contemporain et engagé sur l'Histoire qui nous dépose avec intelligence dans une zone où doit commencer le travail d'analyse du lecteur.

Je n'évoquerai pas les polémiques (que j'essaie d'ailleurs de ne pas connaître) autour de cet auteur. Je veux seulement laisser quelques mots simples pour dire ce qui me lie à Didier Daeninckx. D'abord ce recueil de nouvelles qui illustre le présent post. Livre dont la couverture est définitivement pour moi une émotion forte. Le dernier livre de mon père. Lu et relu car il en perdait chaque fois le souvenir dans les abîmes d'Altzheimer.
Mais aussi dire, moins intimement, que parmi les textes du recueil Les Figurants - Cités perdues vous trouverez une nouvelle intitulée "Rubrique sports" qui rend hommage à Rino Della Negra, l'espoir du football engagé au Red Star... et à la FTP-MOI.

En cliquant ici, un article qui relate la vie courte et engagée du joueur.