Je n'ose pas imaginer la comédie (oui, oui) présentée au "off" d'Avignon qui avait pour titre "Je suis Adolf Eichmann" à propos duquel la journaliste Muriel Steinmetz écrit notamment (dans l'Huma du 25 juillet) : "On touche à la pointe du mauvais goût, pour ne pas dire de la plus malsaine ambiguïté (...) Quant à faire le point sur ce monstre né d’un système monstrueux, il ne faut sans doute pas compter sur les artisans de ce spectacle qui semble privilégier la vulgarité au détriment de la pensée."

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Un autre spectacle en revanche semble d'une qualité rare. Les Editions du Sonneur ont eu l'excellente idée de rééditer le Requiem de Terezin de Josef Bor (Vous pourrez en lire un extrait en cliquant ici)
sur lequel se fonde cette prestation dont voici l'affiche : de Michel Pastore avec Fabrice Lucchini, récitant ; Sandrine Eyglier, soprano ; Marie-Ange Todorovitch, Veronika Hajnova, altos ; Jean-Luc Viala, Jesús García, ténors ; Jean-Philippe Lafont, Roman Vocel, barytons ; avec l'Orchestre Philharmonique de l’Opéra de Marseille et le Chœur Ad Fontes Canticorum, direction Cyril Diederich. Après une première à Terezin le 21 juin, ce spectacle a été donné à Marseille le 11 juillet (vous pouvez en lire un compte-rendu ici).

Je n'ai pas trouvé la réponse à la question : a t-on une chance de le voir ailleurs ? J'espère bien que oui, en ayant bien peur que non... en attendant, reste la possibilité de lire ce livre publié pour la première fois en 1963. Son auteur, Josef Bor, après Terezin, a été transféré à Auschwitz (Monowitz) puis, à l'évacuation du camp, à Buchenwald.
Comme l'écrit l'éditeur dans sa préface : "ce n'est pas un lvre de désespoir, mais un chant passionné pour la liberté et la justice, une réponse de la dignité humaine à la barbarie nazie".