Ce soir, la Véronique toujours-de-bonne-humeur et toujours-cordiale (et-bien-polie) semble m'avoir un peu quittée.
Comme à chaque période de vacances scolaires, disposant de plus de temps, je mets à jour les mails du site (comprendre : je prends le temps de répondre à chacun, du mieux qu'il m'est possible et personnellement. Souvent en prenant du temps pour aller vérifier ou compléter des informations). Je mets un point d'honneur à le faire : il me semble que c'est la moindre des politesses que de répondre aux courriers qui vous sont adressés... même si nombreux sont les interlocuteurs qui m'interpellent de façon abrupte sans même un bonjour ou un aurevoir, particulièrement sous la forme "Dites-moi ce que vous savez de mon grand-père qui s'appelait xxx xxxx" (type de mail très fréquent). Bien entendu je leur réponds et leur donne toutes les informations qui sont en ma possession, même si hélas je n'ai souvent presque rien, évidemment. Bien entendu je leur demande en retour ce qu'ils peuvent me dire de ce grand-père (le plus souvent ces trois questions : quand il est arrivé en France, quel métier il faisait, et si des survivants sont venus donner des informations le concernant à la famille après-guerre). Bien entendu ... là, il est rare qu'on prenne le temps de me répondre. Il semble normal que j'aie répondu (et avec un bonjour et un cordial aurevoir, s'il vous plait) mais plus tellement naturel de répondre à mes questions. Dès lors que j'ai moi aussi des demandes, le clavier de mes interlocuteurs semble subitement tomber en panne.
Il est bien évident que le groupe de personnes avec lequel nous échangeons des discussions intéressantes et chaleureuses par mail n'entre pas dans ce cas de figure, et je les remercie à l'inverse de leur présence.
J'adresse aussi une mention spéciale à l'incroyable solidarité d'Alexandre qui est toujours disponible et toujours partant pour tirer toutes les sonnettes (et même faire physiquement des démarches) afin de trouver les informations diverses que je lui demande.
Mais ce soir j'ai des états d'âme. Tant de mes mails auxquels j'attends réponse... Ce qui me peine le plus, ce ne sont pas finalement les interlocuteurs du type "mon grand-père" que j'évoquais ci-dessus, même si... mais les personnes concernées au premier chef par les questions qui m'agitent, parce que là, je ne comprends pas du tout l'absence d'une forme de solidarité.
Faut-il penser que la raison en est liée au fait que mon diplôme universitaire n'est pas en histoire ?
Quand même !...