Rivesaltes.jpg Photo d'archives : 'USHMM'. L'OSE intervient auprès des enfants.

Ce camp, d'une superficie de plusieurs centaines d'hectares, se situe près de Perpignan dans le département des Pyrénées Orientales. Il occupe une place tout à fait particulière dans l'histoire du XXè siècle.

Il a été utilisé de 1938 à 1970 pour interner les "étrangers indésirables". En 38 c'est l'armée qui en assure la construction. Il était divisé en "ilôts" auxquels étaient attribuées des lettres de l'alphabet. En janvier 41 il fut officiellement inauguré par le Gouvernement de Vichy. Sa capacité d'accueil était de 18.000 personnes. Plus de 80.000 personnes y ont séjourné, beaucoup y sont mortes de froid et de faim. Ce furent tout d'abord des réfugiés Républicains Espagnols puis des Juifs "en transit" vers les camps (ilôts K et F) et des Tziganes. En 1948, le camp retrouvera sa destination militaire. A partir de 1962 ce seront des Harkis rapatriés qui y seront "installés", dont les derniers n'ont pu quitter le camp que dans les années 70.

          L'état actuel des baraques est plus que critique. Après avoir failli disparaître tout à fait, et grâce à de nombreuses volontés, tant individuelles que collectives, dont la détermination n'a pas faibli durant de longues années, les ruines du camp vont être sauvegardées. Une première étape avait été franchie avec la mise en place de stèles mémorielles rappelant les différentes étapes de l'histoire du camp, notamment sous l'impulsion de Serge Klarsfeld pour ce qui concerne ce lieu en tant que camp de transit de populations Juives.

Rivesaltes_3.jpg La réhabilitation de ce lieu de mémoires inclut la construction d'un bâtiment qui en sera le mémorial. Elle est désormais en cours. Ce musée-mémorial se situera sur l'esplanade de l'ilôt F (42 Ha). Ce sera un bâtiment de 230 m sur 30, semi enfoui, qui sera entouré de baraques. Il contiendra notamment deux salles d'exposition, respectivement de 1.000 et 400 m² (une salle d'expo permanente, une salle d'expos temporaires). Denis Peschanski en assurera le contenu muséographique. L'ouverture en est prévue pour 2010.

'Les deux images de ce post émanent des pages consacrées au camp sur le site "Histoire du Roussillon". Je remercie O. Noguès pour son aimable autorisation d'utiliser ces photographies.
Autre source d'information sur le sujet sur le site du Conseil Général des PO.'