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lundi 27 avril 2009

Les Tziganes en France

Juste deux lignes pour signaler un article sur le Daily Nord qui évoque le "convoi Z" et vous intéressera sans doute (il propose également des pistes bibliographiques).

mardi 21 avril 2009

Le Verfügbar aux Enfers de Germaine Tillion

Verf_gbar.jpg Avez-vous regardé hier sur Arte l'émission consacrée au texte écrit en 44 par l'ethnologue et ses camarades prisonnières à Ravensbrück ? Cette "opérette" a été montée au Châtelet au printemps l'année dernière.
Il est encore temps, si vous n'avez pas pu la voir hier, de regarder l'émission qu'a réalisée David Unger en cliquant ICI. Durant une semaine la chaîne laisse ses émissions à la disponibilité des internautes. Prenez une heure, vous ne le regretterez pas. C'est un document sensible et intelligent, tout en retenue, qui s'adresse au meilleur de ce qui est en nous avec une fidélité qui semble totale -autant qu'on puisse en juger- au propos de Germaine Tillion : seules l'intelligence, l'amitié et le rire pouvaient donner une chance de résister.

lundi 20 avril 2009

Des croix gammées à Drancy

Faut-il en parler ?
Une question volontairement provocatrice...
OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Mais d'abord un rappel des faits : dans la nuit de vendredi à samedi, vers 2 h du matin, un homme de type européen d'une vingtaine d'années (filmé par les caméras de surveillance) est venu couvrir la stèle du mémorial de deux croix gammées ainsi qu'une troisième sur le wagon du souvenir. En fin de matinée du samedi tout était nettoyé, elles avaient été effacées.

Drancy.jpgSi besoin est, un rappel historique. La Cité de la Muette de Drancy faisait partie des premiers HLM construits en France dans les années 30. Ce bâtiment de plusieurs étages en forme de U a très vite pris une sombre destination. Clôturé il est transformé en camp. Ce sont d'abord des réfugiés Espagnols puis essentiellement des Juifs : Drancy devient le camp de transit de leur déportation vers les camps d'extermination, Auschwitz essentiellement. En effet, la France est largement muette...
Faut-il pour autant que ce blog évoque le comportement lamentable et consternant de cet individu qui finalement est sans doute surtout un pauvre type bon à éduquer (voire à soigner ?). Est-ce que cela ne lui fera pas surtout plaisir parce qu'on parlera de lui, fut-ce de façon négative ? Alors je trouve tout à fait satisfaisant et suffisant de lire et savoir que JC Lagarde, le député maire de la ville s'est immédiatement rendu sur place, que le CRIF exprime son indignation ainsi que JM Bocquel le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, et que H Chalghoumi l'Imam de Drancy est venu dire son soutien.

C'est Paques, c'est Yom Hashoah et lundi prochain c'est la journée de la Déportation.

lundi 6 avril 2009

Ivan (rebaptisé John) Demjanjuk

De_Siedlice___Treblinka__les_gardes_Ukrainiens.jpg Je m'intéresse, évidemment, au devenir de cet individu.

Un Ukrainien qui faisait partie de ceux que l'on appelait "les Noirs", pour cause de vêtements mais de comportement aussi, dans les camps d'extermination. Les Ukrainiens au service de la SS dans ces camps-là.

Depuis 1958 les Etats-Unis ont offert à Ivan-John Demjanjuk la nationalité américaine. Un premier procès à Cleveland le déchoit de cette nationalité en 1981. Un deuxième procès en Israël le condamne à mort en 1988... peine annulée en appel "faute de preuves". Faute de preuves malgré les 18 témoins le reconnaissant formellement ? Des témoins parmi les rares survivants des camps d'extermination... et cela ne suffit pas. (Parmi ces témoins, Chil Rajchman). Ce n'est donc pas assez de savoir que "Ivan le terrible" -son surnom- a officié notamment à Treblinka et Sobibor.
Je ne voulais pas en parler, mais j'apprends que son extradition vient d'être rejetée par les Etats-Unis, deux jours avant son départ pour jugement en Europe. Il va avoir 90 ans. Il a fait sa vie tranquillement. J'avais besoin d'écrire posément, de dire ces choses que sans doute vous savez aussi, sans les excès de mes ressentis.

Photo de l'USHMM. Les Juifs déportés "accompagnés" par des gardes Ukrainiens, de Siedlice à Treblinka en 42


Ici une video d'info sur France 24 (nov 2009)

Ici une autre, qui semble proposée par le Centre Simon Wiesenthal

J'ajoute (20.12.2009) aussi un lien vers un texte de Matthieu Balu qui mérite lecture
et un autre vers le toujours remarquable travail de Sergey qui évoque ici les certitudes que certaines archives apportent sur ce cas.

dimanche 29 mars 2009

Projet Aladin

Aladin.jpgPorté par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et sous le patronage de l'UNESCO vient de voir le jour ce projet "contre l'ignorance et les préjugés", lancé le 27 mars 2009.

Le projet Aladin a pour objectif de rendre disponibles en arabe, persan et turc des informations sur la Shoah, la culture juive et les relations judéo-musulmanes. Ce projet a vu le jour en se fondant sur la constatation que dans la plupart des pays arabo-musulmans il est difficile et parfois impossible d'atteindre de l'information fiable dans ces différentes langues, que ce soit sous la forme de sites ou de livres.
Dans "l'appel à la conscience" fondateur on lit : "Nous disons clairement que les Israéliens et les Palestiniens ont droit à leur Etat, leur souveraineté et leur sécurité".
De son discours prononcé lors du lancement du projet Aladin, cette phrase prononcée par Jacques Chirac : "Nous n'en avons pas fini avec la barbarie qui a conduit à la Shoah (...) car nul pays, nulle culture, ne sont immunisés contre la tentation du génocide".

http://www.projetaladin.org/

vendredi 6 mars 2009

Catastrophe aux Archives de Cologne

Un article du Courrier International qui relaie celui du Frankfurter Allgemeine Zeitung informe que (citation d'extraits de l'article) :
"Elles avaient survécu à l'invasion française de 1794 et à la Seconde Guerre mondiale. Finalement, c'est la construction d'une station de métro qui aura eu raison d'elles. Les archives historiques de la ville de Cologne, qui compilaient plus de mille ans d'histoire, ont été détruites en grande partie (...) Il est encore difficile de dire quelles archives pourront être sauvées des débris. Les fragiles parchemins ne pèsent pas bien lourd face à l'acier et au béton. D'autant que le mauvais temps pourrait s'en mêler : si la pluie venait à tomber, elle engloutirait les dernières chances de sauver des documents, poursuit Andreas Rossmann (journaliste du FAZ).
(...) Le fonds d'archives de Cologne était l'un des plus anciens d'Allemagne, et le plus important d'Europe du Nord."

dimanche 22 février 2009

Evolutions de mon travail de recherche sur les Sonderkommandos

Ne pouvant plus continuer à mener de front toutes les activités liées à cette recherche (toujours les mêmes raisons, temps et argent), le site va sembler sans mouvement apparent durant un certain temps. Je vais en effet interrompre provisoirement la mise en ligne systématique d'une nouvelle page chaque mois. Les seules modifications seront donc l'enrichissement de pages déjà existantes, parmi lesquelles bien entendu la bibliographie qui prend de l'ampleur de façon continue.
Cela ne signifie bien évidemment pas que je cesse de consacrer mon temps à cette recherche, mais que le site, partie émergée de l'iceberg en quelque sorte, ne peut plus être la priorité dans l'immédiat. Soyez bien convaincus par ailleurs, même si je ne vous en tiens pas particulièrement informés, que je continue à multiplier les démarches pour essayer de trouver des solutions qui me permettraient d'avancer, poursuivre et terminer le travail entrepris.

vendredi 2 janvier 2009

Mémorial à la mémoire des Tziganes

M_morial_Tziganes_Berlin.jpgUn Mémorial va être érigé à Berlin dont la construction a été lancée le 19 décembre. Ce sera une réalisation de Dani Karavan (lien ici vers son site). Cette construction sera constituée d'une vasque d'eau sombre au centre de laquelle se tiendra un triangle de granit duquel s'échappera un son de violon et sur lequel sera posée, chaque jour, une fleur sauvage. Illustration extraite du journal Le Monde

Le 16 décembre 42, Himmler donnait l'ordre de déporter ce peuple des pays européens occupés vers le "camp des Tziganes" (Zigeunerlager) d'Auschwitz-Birkenau. Il y eut notamment 14.000 déportés d'Allemagne et d'Autriche, 4.500 de Bohème et Moravie -Protectorat- et 1.300 de Pologne (chiffres d'après Waclaw Dlugoborski). Les registres conservés permettent d'évaluer à près de 23.000 le nombre de personnes qui furent enfermées dans cette section du camp de Birkenau.
L'estimation totale des victimes Tziganes (Sinti et Roma) reste approximative, les chiffres vont de 250 à 500.000 personnes. La date retenue comme journée internationale de commémoration (depuis 1995) est le 16 décembre.

Quelques ouvrages de référence :
Henriette ASSEO / Les Tsiganes, une destinée européenne .- Gallimard, 1991
Claire AUZIAS / Samudaripen .- L'Esprit frappeur, 2000
Rajko DJURIC & Antun MILETIC / Istorija holokausta Roma .- Politika, 2008.
Donald KENRICK / The Destiny of Europe's Gypsies .- Basic Books, 1972
Günther LEWY / La Persécution des Tsiganes par les nazis .- Belles lettres, 2003

Un lien vers la page "persécution des Tsiganes" de l'USHMM (en français)

Un autre lien fort intéressant dans Le Diplo pour en savoir davantage aussi sur les Roms hier et aujourd'hui "dans les pays de l'Est".

mardi 30 décembre 2008

C'est un homme

Jorge_Semprun.jpg Envie de parler de Jorge Semprun dont je viens de terminer Le Mort qu'il faut. J'éprouve quelque chose de tout à fait particulier pour cet homme-là. J'aime le lire, l'entendre, le voir. Un homme qui réconcilie avec les hommes.
J'apprécie l'écrivain bien entendu, et cette étonnante capacité à nous approcher de Buchenwald dans des textes qui sont pourtant des romans, qu'on ne penserait donc pas être les plus aptes à nous permettre d'approcher la réalité du camp.
L'entendre est réjouissant. Etre en compagnie de cet homme de culture, d'intelligence et de simplicité : trio précieux. S'y ajoutent une droiture morale, une volonté d'honnêteté intellectuelle qui consolent de trop souvent rencontrer leurs contraires au quotidien.
Le voir enfin est un bonheur parce que s'ajoute alors à tout cela une classe naturelle, sans affectation aucune et tellement pleine d'humanité perceptible. Plaisir en soi, multiplié par quelque chose qui est proche d'une idée de revanche : savoir qu'il est un survivant, un revenu d'une première mort, et avec quelle élégance, face à la barbarie.

samedi 27 décembre 2008

Me voilà baptisée : affirmationiste (de la vérité)

Dieudonné hier au Zenith...

vidéo de 7 mn

vendredi 26 décembre 2008

C'est quoi ce plan ?

Plan_d__Ausch_-_2_-_d_couv_nov_2008_-_sans_pastilles-_red.jpg Vous vous souvenez, bien sûr, début novembre tout le monde en a parlé. Le Bild annonçait une spectaculaire trouvaille : 28 documents, plans et cartes, concernant Auschwitz et Birkenau, trouvés dans un appartement Berlinois, rédigés entre 41 et 43, estampillés "Direction de la construction des Waffen-SS et de la police". Voici l'un des 3 fac-similés alors publiés par ce magazine qui faisait part du point de vue du Directeur des Archives Fédérales de Berlin, H.D. Kreikamp, jugeant cette découverte "d'importance extraordinaire".
Depuis : rien.

Un article du Haaretz achève de semer des interrogations. Mais pourquoi ces 28 documents ne sont-ils pas en ligne ? Pourquoi n'en entend-on plus parler ? Je n'avais d'ailleurs pas prévu au départ de faire un post sur le sujet, pensant qu'il en serait largement question dans les medias...
J'en profite pour évoquer une phrase qui me paraît maladroite, reprise en copié-collé par la plupart des titres de presse : "(...) le plan du célèbre long bâtiment d'entrée du camp d'Auschwitz-Birkenau où avaient lieu les exterminations dans des chambres à gaz"
Comment cette phrase risque-t-elle d'être comprise ? Les chambres à gaz n’étaient évidemment pas dans le bâtiment d'entrée. S'il faut un rappel, voir ce lien vers le site (lieux de l'extermination). Quant au portail d'entrée de Birkenau, voilà la vue actuelle sur l'ensemble du camp (panoramique ici) depuis la tour de surveillance qui le surmonte.

dimanche 14 décembre 2008

Le convoi des 927

R_fugi_s_Espagnols.jpg A partir du début de l'année 1939, plusieurs centaines de milliers de réfugiés fuient l'Espagne franquiste et arrivent en France. Rien n'est prévu pour faire face à cet afflux et beaucoup seront internés dans des camps improvisés, à commencer par celui d'Argelès. Souvent même, ce seront eux qui construiront ces camps. Abri, nourriture, hygiène : les conditions sont catastrophiques à tous points de vue.

Le 20 août 1940, le premier convoi de déportation quitte la France. A son bord, 927 personnes : hommes, femmes et enfants. Ce train amènera ces réfugiés Espagnols au camp de Mauthausen où le personnel SS fera descendre tous ceux qui ont 13 ans et plus, soit 470 personnes. Ils ne porteront pas le triangle rouge des politiques, mais le bleu des apatrides parce que l'Espagne franquiste fait savoir qu'elle considère que ces "rouges", ces Républicains, ne sont plus considérés par elle comme des ressortissants Espagnols. Le train repartira ensuite, gardant à son bord les femmes et les enfants les plus jeunes... qui seront remis au gouvernement franquiste. Personne n'en aura jamais aucune nouvelle.
En 45, on comptera 73 survivants de ce convoi, soit moins de 8 %.

Plaque_convoi_des_927_Angoul_me.jpg

Aujourd'hui, une plaque commémore ce convoi à Angoulème, ville d'où ont été déportés ces 927 Espagnols qui n'avaient pour toute culpabilité que d'avoir fui une dictature qui mettait leurs vies en danger.

Je remercie Progreso Marin pour la discussion que nous avons eue à ce sujet. Ecrivain né à Toulouse de parents exilés Espagnols, c'est un homme chaleureux qui s'est donné pour mission de recenser les témoignages afin de faire entendre les voix de tous ces anonymes qui nous disent l'Histoire à travers leurs terribles histoires personnelles.

Son dernier livre est intitulé Exilés espagnols : la mémoire à vif édité chez Loubatières, collection Récits.

vendredi 28 novembre 2008

Il y a des heures qui comptent pour dix

CNRD.jpgDes élèves de 1ère S préparant le CNRD (Concours National de la Résistance et de la Déportation). Des élèves n'ayant pas complètement choisi ce travail de recherche et d'information. Moi en face d'eux. Deux heures de "cours". Deux heures exceptionnelles.

Je veux partager cela avec vous, que vous le sachiez, que vous vous en réjouissiez avec moi.

Nous partons de très loin. Toujours. Je commence chaque année en demandant quels noms de camps leur viennent à l'esprit, tous ceux qu'ils connaissent, quelle que soit leur nature, même s'ils ne sont pas certains qu'il s'agisse bien d'un camp. Une fois cités Auschwitz et souvent Dachau, parfois Drancy, exceptionnellement Treblinka, nous arrivons au bout des noms qu'ils peuvent évoquer. Je redécouvre chaque année que pour eux, il s'agit de cours d'histoire, de choses apprises en classe et mémorisées (ou pas).
Deux heures durant lesquelles ces jeunes étaient totalement à l'écoute. Pas ce silence seulement poli où les regards indiquent que celui-ci se demande s'il ira au cinéma samedi et celui-là si elle va finir par lui faire ce texto qui dira oui ou non.
Pas du tout. Deux heures durant lesquelles le silence était une écoute attentive. Deux heures durant lesquelles l'intensité était perceptible et l'intérêt réel. Deux heures durant lesquelles les questions étaient toutes pertinentes. Deux heures durant lesquelles je n'entendais pas les sonneries de fin de cours et où ils ne me disaient rien, ne faisaient pas même mine de ranger leurs affaires afin de me faire comprendre qu'il était temps d'arrêter.
Vous avez été formidables.
Merci pour hier, merci pour demain.

mercredi 22 octobre 2008

Un article collaboratif ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Complètement débordée (trop voisin de "déprimée"), avec plusieurs pages en chantier que je n'arrive pas à avancer, tant de livres qui attendent que je trouve du temps pour les lire alors que je ne demande que ça, tant de mails importants auxquels je voudrais répondre, et je ne vous parle pas de l'état de la maison.
Mais non, ce n'est pas ce que je voulais écrire. Pas du tout. Ces choses-là ne se disent d'ailleurs pas.



Mon bureau avec une page en cours...

Je venais vous dire que je prépare une "page zoom" concernant l'œuvre d'Irène Némirovsky à l'occasion de l'exposition qui lui est consacrée. Les accusations d'antisémitisme qui lui sont portées sont un sujet qui me tracasse... Je vous propose de me donner vos avis de lecteurs. Vous pouvez aussi bien laisser votre texte en commentaire ci-dessous ou l'envoyer à l'adresse mail qui est toujours "sonderkommando.infoagmail.com".
Pour lire cette page, cliquer ici.

samedi 11 octobre 2008

Interpelé.

Pierre Guillaume, vous avez déjà entendu ce nom ? Pourtant c'est entre autres l'ancien éditeur de R. Faurisson et R. Garaudy ou des numéros des "Annales d'histoire révisionniste".

Il a été interpelé ce 7 octobre pour distribution de tracts négationnistes...

mercredi 24 septembre 2008

Allez, vous reprendrez bien un livre ?

D._Lodge.jpg

Parce que j'aime les livres bien entendu, mais aussi parce que j'ai envie de citer et vous faire partager cette critique de Delphine Peras que j'ai trouvée fort belle même si, bon, d'accord, c'est dans l'Express, mais celles que j'ai lues ailleurs sont moins belles, alors pourquoi bouder son plaisir ? ;-)

Il ne fait aucun doute que je vais essayer de trouver le temps de lire cette "Deaf sentence" (traduit, donc, par La Vie en sourdine) de David Lodge, même si je crains que cette délicatesse "so british" ne me paraisse se muer peu à peu en molle lenteur un peu exaspérante...

Ce livre de D. Lodge est par ailleurs proposé au Femina (que Nancy Huston a obtenu l'an dernier pour l'excellent Lignes de faille... mais je reconnais être scandaleusement subjective quant à Nancy Houston)

Et dire que je n'ai même pas parlé ici de l'exceptionnel Rapport de Brodeck de Philippe Claudel alors que je n'ai rien lu d'aussi remarquable à tous les niveaux depuis longtemps !

dimanche 21 septembre 2008

Des travaux à Birkenau.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA         Des travaux de préservation commencent autour des K II et K III pour maintenir le site en l'état. Il s'agit de faire face aux détériorations dues au passage du temps (conditions atmosphériques, pression exercée par la terre contre les ruines) et aux spécificités de ce sol à la tendance très marécageuse.


Photo archives personnelles - 2005


Il s'agira d'une technique déjà expérimentée pour préserver des monuments, qui consiste à construire à distance des micro-piliers maintenant le sol. Ces travaux seront terminés pour la fin de l'année. Ils seront menés par des spécialistes de cette technique et des archéologues, en présence d'un rabbin.
La découverte des restes d'un nouveau manuscrit rédigé par un Sonderkommando n'est pas à exclure...

samedi 30 août 2008

Le Vel'd'hiv' et le Vel' d'hiv'

Vel__d__Hiv.jpg Juste quelques mots (à mon retour de vacances) pour signaler la parution d'un roman de François Bott (né en 1935, fondateur du Magazine Littéraire en 1966) dont vous trouverez une critique de Natacha Milkoff en cliquant sur ce lien du site parutions.com.
Et si vous l'avez déjà lu, bien sûr n'hésitez pas à laisser votre commentaire !

samedi 23 août 2008

Politique de la mémoire

Olivier Abel qui fut prof de philosophie éthique à Istanbul durant quatre ans, est aujourd'hui à la Faculté libre de théologie Protestante de Paris, intervenant à l'EHESS et dans la revue Esprit.
Il propose son regard, centré dans ce texte sur le génocide Arménien, sur un sujet dont il est spécialiste : les liens entre politique, histoire et mémoire. Il me semble largement mériter le détour d'une lecture en ligne ici, sur le site de Mediapart
Occasion également de citer le dernier ouvrage de Paul Ricoeur, parfois controversé : La Mémoire, l'Histoire, l'oubli... même si, en ce qui me concerne, il m'attend encore sur l'étagère ! (Un article a été consacré à cet ouvrage par Alexandra Laignail Lavastine dans Le Monde du 22 août).

samedi 2 août 2008

"Der Zigeunerlager"

Ce 2 août, une cérémonie à la mémoire de la liquidation du camp dit "des Tziganes" de Birkenau (64è anniversaire) a lieu à l'emplacement où se trouvait cette partie du camp à Birkenau. C'est l'Association Polonaise des Roms qui l'organise avec l'Institut d'histoire des Roms. Aujourd'hui, au Musée d'Auschwitz, un ancien Block est réservé à l'information concernant l'extermination des Sinti et Roma.

Les prisonniers de cette portion du camp mise en place fin février 43 et appelée par les SS "camp des familles Tziganes" étaient des hommes, des femmes et des enfants. Leurs conditions de vie n'étaient pas identiques à celles des autres prisonniers du camp, notamment parce qu'ils restaient en famille, mais elles n'étaient pas plus enviables pour autant. Les témoignages racontent par exemple comment de nombreux enfants avaient le visage ravagé par la maladie du "noma" liée aux conditions de survie épouvantables. On sait aussi comment le "médecin" SS Mengele fréquentait beaucoup ce camp et menait des expériences pseudo-médicales sur ces enfants.
En 1944, les SS décidant de supprimer le "Zigeunerlager", certains prisonniers, encore aptes à travailler, furent déplacés par divers transports vers d'autres camps puis, la nuit du 2 au 3 août 44, les 3.000 hommes, femmes et enfants Sinti et Roma qui y étaient encore ont été exterminés dans les chambres à gaz.

Une page spécifique est prévue sur le site à ce sujet... elle me reste encore à écrire. Ici vous trouverez un article du site du Musée d'Auschwitz pour la commémoration de 2006 et ici l'article plus global de l'USHMM.

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