Livre d'or du site Sonderkommando.info

 

Nom ou pseudo : *
E-mail :
Ville :
Pays :
Message : *
 

 

 

Messages : 31 à 40
Page : 4
Nombre de messages : 95
le 29/01/2009 à 14:54

Bonjour Véronique,

[...] la navigation au sein de votre site ne me pose aucun problème avec le PC qui se trouve à mon domicile, et qui est équipé du navigateur "Mozilla Firefox", d'ailleurs bien plus performant et plus sûr, en tout les cas pour l'instant, que "Internet Explorer".
Je pense que vous serez heureuse que je vous donne cette information ...
[...]

Je vous souhaite une bonne fin de semaine,
Andrea

Réponse : Je mets en ligne cet extrait d'un message -qui en fait était plutôt du registre personnel- à destination de celles et ceux qui ont des difficultés à ouvrir certaines pages du site. En effet, il semble que ce soit un problème de navigateur. Mieux vaut ainsi préférer Firefox à IE.
 
le 27/01/2009 à 16:35

Pour répondre, bien laconiquement, aux posts d'Egodram, j'aimerais citer une phrase d'Albert I (qui fut le roi des Belges dans les années 1910 - 1930) : "... Ceux qui ignorent l'Histoire (sous entendu : volontairement ou non) sont condamnés à la revivre ... "

Par ailleurs, le travail qui consiste à essayer de "dénicher" et de "décrypter" l'Histoire où qu'elle se trouve et dans n'importe quel domaine, que ce soit le fait des personnes qui y consacrent leur temps en tant que chercheurs (bénévoles ou travaillant pour le compte de diverses organisations), ou que ce soit l'activité de celles qui tentent de trouver des réponses aux questions personnelles qu'elles se posent (c'est mon cas), est, je le pense vraiment, une attitude saine sans doute, et qui participe aussi à notre devoir (ou notre irrépressible besoin) d'enrichir nos connaissances en général, ou de retrouver nos racines en particulier.

Cela a toujours été depuis que l'humanité existe ; même certains animaux ont une mémoire collective et entretiennent des formes de culture, et qui dit culture dit mémoire, forcément ...

Ce besoin de progresser par la connaissance nous pousse aussi à accomplir les choses les plus sublimes ...

Je pense notamment aux arts ...
Dans ce domaine comme entre mille, il n'existe pas non plus, je le crois, d'élévation sans acquis préalables et continus ...

Voilà ce que j'avais à dire, en tout respect.

Cordialement,
Andrea
 
le 24/01/2009 à 13:25

Bonjour Egodram

Je prends connaissance de votre dernier message documenté et fort intéressant dans lequel, si je puis dire, vous avez "mis toutes vos tripes".
Je me permets encore une fois une réponse. Sans entrer dans toute une discussion philosophique sur "les fondements de la morale", je ne puis être d'accord avec vous lorsque vous dites que tous les actes et toutes les valeurs se valent ( car elle sont subjectives et culturelles), et que la "morale" n'a rien à faire dans le choix de nos actes; si j'ai bien compris.
Certes on ne peut peut-être pas trouver les "fondements de la morale". C'est une question insoluble pour la raison.
Mais on en fait l'expérience toute banale tous les jours; mentir n'est pas dire la vérité, dominer ou opprimer autrui n'est pas le respecter, détruire par l'humiliation, la calomnie etc... n'est pas aider un être à se construire etc.... Et, sauver une vie n'est pas tuer. Idem dans la lutte pour la liberté, la justice etc....
Tous les parents, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les "sauveteurs" etc.......les résistants, les "justes" etc...ne raisonnent pas sur les "fondements de la morale" ; ils agissent pour le bien d'autrui (certes parfois de façon maladroite ou erronée).
La majorité des hommes n'est pas capable de noblesse et de courage, encore moins d'héroîsme;comment le nier?
Cela enlève-t-il, quoi que ce soit, au courage "ordinaire" de beaucoup de personnes qui luttent pour leur survie et celle de leurs enfants et parfois extraordinaire de quelques-uns?
Cordialement.
 
le 20/01/2009 à 23:01

Bonjour,

- oui il s'agit bien de Simone Veil ;
- Véronique, je ne vois aucun pb à ce qu'un auteur soit rémunéré au juste prix de son travail : R. Hiberg ou C. Browning ou J-C Pressac dans le domaine qui nous intéresse, ont amplement mérité leurs droits d'auteurs. Par contre que des gens utilisent cette période de l'histoire dans le seul but de faire un best seller et donc d'empocher le maximum d'argent SANS LE DIRE, oui cela me pose pb, dans cette catégorie j'ai cité Littel et Goldhagen, j'ajoute Bernadac. Si ce type d'auteur était honnête en écrivant en préface : "j'ai envie d'avoir de l'argent, la seconde guerre mondiale et ses atrocités c'est vendeur et bon filon, je sais écrire, voilà pourquoi j'ai fait ce livre" ; je n'aurai alors rien à redire : le motif est clair et assumé.
- pour répondre à Marie-Alice, et à la fin de la réponse de Véronique : il est pour moi capital que la motif de l'acte soit le vrai motif : quand on agit il faut être à même de dire ce qui nous fait agir, ou au moins DE NE PAS DONNER UN FAUX MOTIF. Vous comprenez peut-être mieux mes remarques sur l'absence de sens des expressions "au nom de la vie", "par devoir de mémoire", "au nom de la mémoire" : en fait elles ne sont pas tant dépourvues de sens que de consistance réelle : elles masquent toujours AUTRE CHOSE : une motivation personnelle. Cette motivation personnelle (bien souvent inconsciente) n'est nullement condamnable en soit (fusse-t-elle pécunière), ce qui est "condamnable" c'est de mettre en avant une fausse motivation, laquelle donne un parfum agréable et flateur à l'action... agir par "moralité"... la belle affaire, car au fond, quelle est donc cette morale? Y a-t-il une valeur qui ait de la valeur? Non, car "S'il existe une valeur qui ait de la valeur, il faut qu'elle soit hors de tout évènement et de tout être-tel (So-Sein). Car tout évènement et tout être-tel ne sont qu'accidentels" L. Wittgenstein "Tractatus logico-philosophicus" prop 6.41. Tous les faits, tous les actes se valent dans l'absolu, ce qui fait que nous établissons une hiérarchie est subjectif et culturel. Et j'en reviens justement à notre sujet : face à Sobibor ou à Treblinka, mais face aussi aux monstruosités commises en ex-URSS ou en Chine (et encore une fois il s'agit bien d'un génocide), quid de la morale? C'est là peut-être un des rares intérets de ces travaux (j'entends pour les lecteurs car pour les auteurs, au niveau personnel, le rôle de catharsis est souvent fondamental) : voilà ce qu'est l'Homme, voilà de quoi il est capable (et je vous rejoins là dessus Véronique voir votre réponse : "mais n'est-il pas suffisant...de soi"). On peut aussi ajouter la mise en évidence de la nullité de tous ces êtres qui se prétendaient "race des seigneurs" et qui une fois sur le banc des accusés ont, de façon quasi unanime, refusé toute idée de responsabilité.
Ainsi l'Homme est cet être fabuleux créateur d'oeuvres d'art extraordinaires (bien peu nombreux s'y attelent), mais aussi un être veule, poltron, prêt à suivre le premier venu pourvu que celui-ci lui promette argent et gloire ou plus simplement tranquilité, et c'est là l'immense majorité de l'humanité, laquelle n'est finalement constituée que d' hommes... ordinaires.
 
le 18/01/2009 à 23:10

Bonjour,
la question soulevée par DJP touche -selon moi- à un point fondamental, à savoir la capacité d'obéissance et de soumission de l'être humain et au delà, la volonté de survie au coeur des usines de mort qu'étaient les camps d'extermination. L'idée novatrice et machiavélique des nazis de faire participer quelques unes de leurs victimes à la machinerie de meurtre était risquée car les futurs SK auraient pu choisir de mourir de suite plutôt que d'avoir à accomplir ces tâches abominables, mais cela à fonctionné, prouvant l'extraordinaire capacité de transcendance de l'Homme dans les situations les plus extrêmes. Je me dis souvent "Jamais je n'aurais pu supporter un tel "travail"" sauf qu'il est évidement impossible d'imaginer son propre comportement dans un contexte aussi déshumanisé. D'où la complexité toujours vivace de ces questions.

Réponse : Cette "capacité d'obéissance et de soumission" effarante, effrayante, a suscité ensuite des études en psycho-socio et en particulier celle de Milgram (à connaître absolument ! Si tel n'était pas le cas, une bonne présentation en est donnée ici : )

L'étude des camps montre également en effet la volonté absolue de survie de la très grande majorité, quelles que soient les conditions de souffrance morale ou physique "même pour une seule journée de plus".
 
le 17/01/2009 à 19:06

Madame.
Merci pour votre travail et votre humanité.
Une question me hante, sans cet effroyable travail accompli par les SK
le massacre aurait-il pu se perpétrer aussi facilement et la révolte de tous n'aurait-elle pas rendu difficile ces crimes.

Réponse : Je vous propose une première modalité de réponse sous forme de questions : l'extermination aurait-elle eu lieu
- si tous les prisonniers de tous les camps avaient tous refusé de faire ce qui leur était imposé par les SS ?
- si les 1.000 à 2.000 déportés de chaque transport, qu'ils aient été "politiques" ou "raciaux", avaient tous refusé de monter dans les trains ?
- si tous les conducteurs de trains avaient refusé de convoyer de tels transports ?
- si tous les millions de quidams voyant regrouper et emmener les Juifs de leur ville ou leur village en Allemagne évidemment, mais aussi en France, en Belgique, en Hollande et dans l'Europe de l'Est, s'étaient opposés ?

Une seconde proposition de réponse : dans tous les camps tous les prisonniers ont fait ce qui leur était imposé à de très rares exceptions. Parmi ces exceptions, je citerai un groupe entier de déportés Juifs Grecs venant d'arriver à Birkenau qui fut affecté au SK. Découvrant le "travail" qui leur était attribué, ils refusèrent tous. Ils furent donc tous tués et les SS en sélectionnèrent quelques centaines d'autres.

Une dernière chose : la révolte à Auschwitz-Birkenau fut le fait de ces hommes, des Sonderkommandos.
 
le 17/01/2009 à 15:05

Bonjour.

L'analyse d' Egodram m'interpelle fortement. Et je suis sensible à tous les arguments qu'il déploie. Je me permets donc d'y apporter quelques éléments de réponse.
D'abord (mais ce n'est guère important) peut-être y a t- il une faute de frappe ou une confusion, uniquement dans l'orthographe d'ailleurs, entre Simone Weil (la philosophe morte à Londres pendant la guerre) et Simone Veil.
Ensuite, on peut sans doute distinguer un mobile d'un motif. Un mobile est personnel, intéressé, souvent inconscient. Un motif est un but conscient et réfléchi. Etant donné le fonctionnement du psychisme humain, tous nos actes obéissent, de façon inconsciente, à ce type de mobile.
Mais, une fois cette prise de conscience effectuée, cela enlève-t-il quoi que ce soit à la valeur du motif et de l'action qui s'ensuit par conséquent? Autrement, il faudrait conclure que toutes les actions se valent; ce qui n'est pas vrai.
Pour finir, la morale Kantienne ne désigne qu'un idéal ; Kant, prenant le soin de préciser que, quand bien même il n'y aurait jamais eu dans le passé et il n'y aurait jamais à l'avenir un acte vraiment moral c'est à dire totalement désintéressé, cela n'enlève rien à la définition de l'acte moral authentique.
La preuve, c'est que nous avons tendance à condamner tout acte dont le mobile conscient ou inconscient nous parait intéressé car il n'est pas à la hauteur de l' "idée" que nous nous faisons de la morale.
Mais, comme dit plus haut, ce qui importe; ce n'est pas le mobile mais le motif c'est à dire le but recherché. C'est sur ce motif qu'il nous faut réfléchir pour opérer les choix que nous estimons les "meilleurs".
Et encore une fois, tous les motifs et tous les actes ne se valent pas.
 
le 16/01/2009 à 18:34

Bonjour,

A propos de la procédure Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard NN (cf votre page sur les tatouages). Cette procédure n'a jamais concerné les détenus raciaux (danger pour la race aryenne), mais des détenus "politiques" (danger pour la sécurité du Reich) ; au passage, le fait de détenir un fusil vous rendait passible du décret NN. C'était un truc pondu par Hitler-Keitel et qui ne s'appliquait qu'en Europe occidentale destiné à faire peur : extrait de la directive II du décret NN du 7 dec 1941 : "Un effet de frayeur efficace et durable ne peut être atteint que par la peine de mort ou par des mesures propres à maintenir les proches et la population dans d'incertitude sur le sort des coupables. Le transport en Allemagne permet d'atteindre ce but" (voir pour les textes complets : "Les NN, le décret, la procédure Nacht und Nebel (Nuit et Brouillard)" de J. de La Martinière ed FNDIRP 1989). L'application de ce décret était du ressort de l'OKW et pas du RSHA. L'immense majorité des détenus NN a été déportée dans des prisons puis dans des camps situés dans le Reich. C'est certainement par erreur qu'il y a eu quelques détenus NN (extrêmement peu nombreux) envoyés sur Auschwitz-Birkenau, par exemple quelques françaises dans le convoi de Charlotte Delbo (voir "Le convoi du 24 janvier" ed de Minuit) marquées NN et qui se sont retrouvées à Rajko qui était un commando extérieur de Birkenau, situation ubuesque puisque parmi les spécificités de traitement des NN il y avait l'obligation absolue de rester dans les Stammlager.

Réponse : Merci à vous,
autant pour moi,
nécessaires modifications effectuées.

(A ce propos, incluant la mise au point quant à la confusion-glissement de sens entre "Nacht & Nebel" et extermination des Juifs, voir aussi Annette Wieviorka / Déportation et génocide, p. 223 et suivantes).
 
le 14/01/2009 à 21:46

Bonjour,

en relisant mes derniers post je me suis rendu compte effectivement qu'is étaient un peu virulents (voir plus...), je vous reconnais une grande qualité : vous ne pratiquez pas la censure! Merci.
Comment clarifier un peu mes sentiments par rapport à tout cela : la Shoah, le "devoir de mémoire", etc? Disons que je ne perçois pas clairement le but de tout cela ; s'il est pédagogique, ben c'est un échec (et Simone Weil l'a bien dit lors du soixantième anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau-Monowitz). Qu'avons-nous besoin de ressasser tout cela? Est-ce que l'occident (et la France en particulier) a eu une attitude prouvant que "la leçon a été comprise" lors de la tentative de génocide au Rwanda? Pourquoi une telle focalisation sur UNE tentative de génocide (et une telle agitation) et pratiquement RIEN sur d'autres cas (Arménie, Héréro, Chine, ex-URSS)?? Qu'est-ce que ça change de se souvenir ou d'oublier? Vous pensez que la façon d'agir des pays occidentaux vis à vis de la Chine à propos du Tibet démontre là aussi que "la leçon a été retenue"? (et on est bien là aussi dans un génocide, bien moins brutal il est vrai, mais c'est bien la disparition d'un peuple et d'une culture qui est visée, comme l'Allemagne vis à vis de la population juive à partir de 1941).
Et puis il y a quand même une récupération assez sordide : là le but c'est de faire du fric : "Les Bourreaux volontaires d'Hitler" ; "Les Bienveillantes", ou tout simplement le numéro spécial de tellle ou telle revue d'histoire sur La Solution finale... ou encore "Au nom de tous les miens" ; que je sache les auteurs n'ont dans aucun des cas précédents renoncé à leurs droits financiers!!
Ce prétendu "devoir de mémoire" autrement dit cet impératif moral de se souvenir repose bien souvent soit sur un intéressement direct (financier, politique), soit sur une culpabilité rampante, soit sur un vécu personnel qui fait que l'individu trouve là-dedans une caisse de résonnance à ses pbs, à son psychisme (pratiquant ainsi une sorte de catharsis si je puis dire).
Très bien tout ça, mais que l'on soit honnête : que l'on dise : "il faut se souvenir parce que moi j'éprouve de la culpabilité à ce sujet" (par exemple), et pas une histoire de devoir désincarné à la façon de la vertu kantienne (laquelle n'est que pure vue de l'esprit).
Dernier point : pensez-vous que toute les personnes vues comme juives par les autres soient unanimes à vivre dans ce souvenir??? Vous évoquez une "boucherie pas comme les autres" et l'importance de ce "pas comme les autres"... ne pensez-vous pas que justement ce "pas comme les autres" finit par être pénible? Le "juif" est-il donc condamné à l'errance, ne peut-il échapper à sa judaïcité, à sa différence, à la différence?

Réponse : Non, pas de censure, a priori, sinon à quoi bon ouvrir un lieu où chacun puisse s'exprimer ? Puisque nous sommes dans les congratulations et reconnaissances, j'en profite pour vous remercier de ce regard rétrospectif sur vos propres propos.

Simone Weil ? Simone Veil !

Le but de "tout cela"... je ne peux pas répondre de façon générale, mais pour ce qui me concerne et en quelques mots :
- le but de ce site pour moi est de restituer la réalité des SK d'Auschwitz et Birkenau parce que je crois que justice (vérité) ne leur a pas été rendue, et pour cela de regrouper ici et partager (mettre à disposition) des informations qu'on ne trouve pas forcément aisément (ou pas complètement exactes)
- le but des projets spécifiques que je mets en place pour les élèves de mon lycée est de prendre le temps de s'arrêter sur cette page de leur programme d'histoire (qui les intéresse et les interroge). Pour ce qui est des faits, j'explique, je raconte, je réponds aux questions, mais aussi je propose des pistes de réflexion, j'envisage des prolongements de ces réflexions pour aujourd'hui et demain, j'ouvre des portes sur des notions telles que le rapport de l'humain au pouvoir et à l'abus de pouvoir, la soumission à l'autorité, ...

Je connais bien sûr ces réflexions amères que vous m'opposez (et les autres génocides ? et le "jamais plus" non respecté ?). Pour autant, faut-il ne rien faire ? Ma réponse est non, vous vous en doutez. Et puis sans doute un enseignant ne peut-il, par définition, que croire aux vertus pédagogiques ?

Sur la question financière, je ne suis pas autrement choquée à l'idée qu'un travail soit a priori payé en retour. Celui ou celle qui passe quelques années à étudier Charlemagne et écrire un ouvrage sur le sujet n'offrira pas ses droits financiers à je ne sais qui.

L'impératif moral (que je ressens, en effet, sans quoi je ne passerais pas mon temps libre autour de ces sujets, que ce soit pour ce site, pour les préparations destinées au lycée ou tout simplement pour mieux "savoir et comprendre") est sans doute une vaste question. Elle a vraisemblablement des ramifications diverses qu'il faudrait chercher dans les structures psychologiques personnelles de chacun, donc dans les miennes aussi bien entendu. Et vous, quels sont vos "moteurs" ?
Mais n'est-il pas suffisant que l'étude de l'extermination soit un angle de l'étude de l'humain ? étude politique, sociologique, psychologique,... quels que soient par ailleurs les échos au plus profond de soi ?
Pour autant je n'éprouve pas de culpabilité spécifique, sinon peut-être celle de faire partie de l'espèce humaine.

La formule "boucherie pas comme les autres" ne stigmatisait en rien les Juifs. Elle se référait aux spécificités de cette volonté d'extermination (en tant que projet du gouvernement d'un pays -pays de culture et du XXè siècle- organisé de façon bureaucratique et mis en place selon des modalités industrielles).

"Le Juif peut-il échapper à sa judaïcité" est encore une toute autre question. J'ai bien peur qu'elle ne soit digne de mériter un livre à elle seule...
 
le 20/12/2008 à 13:18

Chère Véronique
Bravo et merci pour ce reportage journalistique vif et animé sur Copenhague, ses liens avec votre sujet et ses surprises comme l'expo du Musée des Travailleurs Danois.
Voir cette trappe par où étaient introduits les granulés de Zyklon B m'a asphyxié pendant un court instant solidaire avec "eux" et, je le suppose, avec vous.
J'ai regretté toutefois que vous ayez cru devoir relayer des réserves sur la politique du petit Pays occupé. Qu'auraient fait à la place des Responsables ceux qui émettent des critiques ? Qui sont-ils et qu'ont-ils fait eux-mêmes ? Ils n'étaient pas nés.

Réponse : Merci de ce gentil message !

En effet, c'était quelque chose de "considérable" (je ne sais comment le qualifier !) de me trouver devant cette trappe...

Bien sûr, il m'a semblé nécessaire de relayer aussi les critiques, puisqu'elles ont été formulées. Mais il ne faut pas négliger le commentaire qui les complète et qui explique comment, à mon avis -et sans doute pas seulement au mien- cette attitude a surtout été une stratégie efficace et évidemment positive à terme, lorsqu'on en mesure les résultats.
 
Messages : 31 à 40
Page : 4
Nombre de messages : 95