Merci pour tous ces conseils judicieux qui ne manquent cependant pas de rappeler à chacun l'origine des motivations qui incitent à découvrir et à comprendre ce que représente Auschwitz dans notre Histoire commune - encore aujourd'hui en 2010.
Agé aujourd'hui de 47 ans, né en France 1963 je n'ai rien connu ni directement ni indirectement des souffrances que des millions de familles ont pu endurer, mais j'ai souhaité et pris la décision d'homme libre de comprendre - pour avoir la capacité de retransmettre à mes enfants ce que le mensonge et l'ignorance peuvent générer.
Je pense sincèrement qu'Auschwitz est d'actualité. Plus de 60 ans après toute cette tragédie, il ne se passe pas un jour sans référence à Auschwitz. Mes lectures se composent uniquement de témoignages de survivants depuis de nombreuses années, parce que c'est le seul moyen pertinent à ma disposition. Encore à notre époque la majorité des gens sont sourds aux messages des survivants comme en 1945 - parce que les faits sont réellement inimaginables mais véridiques. De mon vivant je pense que je supporterai tout simplement pas que quiconque porte atteinte à la mémoire de tout ceux qui ont souffert notamment à l'intérieur de ce camp. J'espère qu'il restera exemplaire pendant des centaines d'années pour permettre aux futures générations de développer des idées positives et de penser humainement et non comme des bourreaux. En résumé, l'ignorance est la pire ennemie de l'homme et ce contre quoi il faut trouver les ressources "d'avancer" et de perpétuer le mouvement.
Merci pour votre action,
Alexandre de France
PS: si jamais quelqu'un avait besoin de références bibliographiques pertinantes, je me ferai un plaisir de répondre
Réponse : Bonjour.
Je suppose que vous faites référence en particulier à la page du site "Aller à Auschwitz".
Il y a également une bibliographie/médiagraphie sur le site ( ) qui est susceptible de vous intéresser si vous ne l'avez pas vue.
Quant à la question du couple culture-humanisme en rempart contre le couple ignorance-barbarie, force est de constater me semble-t-il que ce rempart n'est pas une barrière infranchissable. Ce que nous montre aussi le nazisme et l'étude des camps, de mon point de vue, c'est que la possibilité de la barbarie est en germe dans tout être humain. Une forme de paradoxe en quelque sorte, la possible "inhumanité" inhérente à toute humanité...
Les ouvrages de C.Browning (Des Hommes ordinaires : le 101è bataillon) et d'H.Welzer (Les Exécuteurs : des hommes normaux aux meurtriers de masse) sont particulièrement intéressants sur ces questions. Le premier en étudie un exemple concret, le second a une optique plus analytique et sociologique.
Je vous remercie pour votre message.