"Si on ne peut plus porter aucun jugement de valeur, alors il ne reste plus qu'à se taire", non il reste tout le descriptif, c'est si l'on refuse les fondements de la logique qu'il ne reste plus qu'à se taire (cf Aristote... je ne me souviens plus du texte).
Vous avez raison je suis en totale contradiction avec le fond de ma pensée : peu importe au fond ce que font les Chinois...
Le fond c'est qu'il n'y a pas de valeur ou plutôt pas de morale exprimable, ce qu'est le bien et le mal, ce qu'il FAUT faire (dans un sens moral) ne peut s'exprimer, et rien n'est donné dans cette région de la pensée, rien... tout est accidentel. Si je ne tue pas si je ne vole pas c'est parce qu'il y a un code pénal et parce que je ne veux pas aller en prison. Existe-t-il un devoir? Non, car s'il existait une proposition qui soit un devoir alors cette proposition devrait être commune à tous les peuples et à toutes les époques. On pourrait invoquer le tabou de l'inceste... malheureusement il est respecté par certains mamifères supérieurs, il est lié à l'évitement de la consanguinité (et est sans doute partiellement génétique). Ainsi il n'existe aucun impératif moral, aucun! Si l'on veut sauver la morale (le bien et le mal) alors il faut avoir recours au non-accidentel : le monde des idées, dieu, l'Eternel, qu'importe le nom; le texte moral (ou porteur de valeur) ne peut avoir de valeur que s'il n'appartient pas au monde : il est révélé : les tables de la LOI (qui ne pourront qu'être cassées) ont été écrites par dieu lui-même, le Christ ou Mahommet qui sont d'essence divine etc.
Il n'y a donc pas d'injustice à oublier, pas de devoir de mémoire, pas de "respect dû aux morts" (respecte-t-on les sépultures préhistoriques ou celtes ou aztèques?).
Si l'on exclue le recours au religieux alors tout discours moral (éthique si on veut faire un peu pédant) est nul et non avenu.
Il ne reste finalement que l'intéret personnel qui nous fait considérer comme bien ou mal un évènement donné du monde sensible.
Je ne repasserai plus ici. Je me suis énormément intéressé à la Shoah, j'ai bcp lu, ammassé des documents... les raisons sont multiples... et finalement j'arrive à tout celà... c'est étonnant.
Du bien et du mal aucune idée ne nous est donnée.
Réponse : Bonjour.
Il donne une étrange impression votre texte, au-delà même des mots...
Le support de ce "livre d'or" ne permet en outre pas vraiment de discuter de "la banalité du mal" comme disait l'une et/ou de "das radikal Böse" comme avait dit l'autre. Ou de la question des fondements de la morale. De telles réflexions qui posent en effet des questions de fond auraient besoin d'un autre lieu, proportionnel à leur envergure...
Je vous remercie néanmoins de vos interventions (d'avoir essayé, en quelque sorte !)